Evoquant ses souvenirs de jeunesse ainsi que diverses anecdotes issues de son parcours de journaliste, l'auteur livre un éloge de la nage, qu'il définit non comme un sport mais comme une respiration et un art de vivre. Un essai ponctué de références à l'univers de la peinture, de la musique et de la photographie.
C’est un délice de plonger dès que possible avec cet auteur qui nous fait partager son amour de la natation…Partout et très souvent. J’ai beaucoup aimé.
Une belle invitation au voyage à la nage.
Arrive à nous entrainer dans son amour de la natation. Se lit très facilement.
Surprenant mais on suit l’auteur avec un plaisir dans ses diverses nages.
POOK, Lizzie – La fille du pêcheur de perles (Gallmeister)
Australie-Occidentale, 1886. La famille Brightwell arrive de Londres et espère faire fortune grâce à la pêche à la perle. Dix ans plus tard, Charles Brightwell est devenu le perlier le plus prolifique de l'île lorsqu'il disparaît mystérieusement en mer. Sa fille Eliza, 20 ans, veut comprendre ce qui s'est passé mais l'omerta règne dans le village. Premier roman.
Livre étonnamment joyeux, solaire. L’histoire d’une fin de vie d’une jeune fille sur une île japonaise. Pas de pathétique mais de l’espoir. J’ai beaucoup aimé lire ce livre.
Un livre très doux sur la fin de vie, problématique pertinente, agréable à lire, presque trop « doux » justement.
Le thème de ce livre n’est pas facile mais la plume de l’autrice pudique, délicate, douce, lumineuse rend la lecture légère presque joyeuse et surtout gourmande. « Savourer le délice de la vie jusqu’à la dernière goutte », l’autrice nous rappelle que le désir de vie bat jusqu’au dernier souffle quand la douleur est prise en compte et peut être soulagée. Je me permets un parallèle avec le film d’Emmanuelle Bériot « De son vivant » : Faire la paix avec soi-même et ses proches, ranger son bureau avant le grand départ disait le docteur Sabra dans ce film. Je l’ai lu presque d’une traite.
On en vient à se souhaiter une « île aux citrons » et une maison telle que celle-ci…Très bonne lecture
SHAFAK, Elif – L'île aux arbres disparus (Flammarion)
Londres, 2010. Ada, 16 ans, est rattrapée par l'histoire d'amour inconcevable de ses deux parents, Kostas et Defne, qui se sont connus en 1974 à Chypre, en pleine guerre civile.
L’auteure défend des causes qui lui sont chères et a construit ce roman sur une fascinante comparaison entre l’existence humaine et celle d’un figuier. Le thème principal est l’exil suite à la guerre civile à Chypre entre grecques et turques, s’y greffe une histoire d’amour interdite et une jeune fille en quête de ses racines, ainsi qu’un hymne à la nature et les problèmes écologiques. J’ai moyennement aimé ce livre.
En toile de fond de ce roman, la fracture entre chypriotes grecs et turques, se greffe le poids et la force de nos racines. Quant au figuier, il observe son environnement avec distance, tendresse parfois mélancolie et véhicule un message dont nous devrions peut-être nous inspirer. « Les humains croient savoir avec certitude ou s’arrête leur être et ou commence celui de l’autre. Les arbres ne nourrissent pas de telles illusions. Pour nous, tout est relié. »
WILLIAMS, Philippa – La collectionneuse de mots oubliés (Fleuve Editions)
Esme grandit dans un scriptorium, où son père et d'autres lexicographes travaillent sur le premier dictionnaire d'Oxford. Un jour, elle ramasse et cache la fiche correspondant à la définition de bonne à tout faire, puis collectionne les autres fiches écartées du dictionnaire et réalise que les mots mis de côté concernent surtout les femmes. Elle constitue son propre dictionnaire. Premier roman.
Pas possible de rentrer dans ce roman, pour moi ! Trop lent dans l’écriture. Lu jusqu’à la page 200
Pierre Feuillebois a la quarantaine. Ce passionné d'abeilles et hibiscus a toujours vécu coupé du monde, protégé par ses parents. Après le décès de ces derniers, il se rend compte que ce n'étaient pas ses parents biologiques et qu'il n'existe pas au regard de la loi. En quête de réponse sur ses origines, il rencontre la belle Anna Lorenzi, qui est tout de suite séduite. C'est alors que Pierre commence à perdre ses couleurs et devient successivement jaunâtre, noir et blanc, et invisible.
Un film sympathique. Amélie Poulain au masculin. Bonté, poésie se mêlent pour un autre monde. Très bon moment.
La reine Victoria vit les dernières années de son très long règne. Elle est à la tête d'un milliard de sujets mais son empire vacille. Alors que les troubles s'accumulent, elle supporte de moins en moins sa condition de souveraine qui implique une grande solitude et d'énormes responsabilités. Sa vie s'illumine quand arrive à la cour Abdul Karim, invité pour participer aux festivités de son jubilé. Entre le jeune Indien et Victoria une amitié improbable va naître.
Très belle histoire d’amitié entre 2 personnes qui ne devraient pas éprouver ce sentiment. Beaucoup aimé ce film.
La reine Victoria, victime de ses proches et de la rigidité du protocole, trouves en ce jeune indien, épanouissement et joie de vivre.
Film plaisant à regarder « librement adapté d’une histoire vraie » cela en devient une fable, le réalisateur se moque du protocole, des préjugés. Il nous dresse un tableau peu glorieux. Sont aussi évoqué, teinté de bons sentiments, la place de la femme musulmane, de la colonisation.
Au lendemain de la guerre 14-18, dans une petite ville allemande, Anna se rend tous les jours sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort sur le front en France. Cependant, ce jour-là, un jeune Français, Adrien, est venu se recueillir sur la tombe de son ami allemand. Cette présence à la suite de la défaite allemande va provoquer des réactions passionnelles dans la ville.
Finesse et complexité des sentiments. A regarder.
On se laisse porter par cette histoire qui nous entraine vers les différentes voies. Film très émouvant, j’ai apprécié le jeu des acteurs. La grande histoire et ses drames qu’elle peut engendrer sont dépeints avec beaucoup de sensibilité, de finesse.
GARMUS, Bonnie - La brillante destinée d'Elizabeth Zott (Robert Laffont)
Elizabeth Zott est chimiste à l'Institut de recherche Hastings. Jusqu'au jour où elle devient la vedette de l'émission de cuisine la plus populaire d'Amérique grâce à ses méthodes révolutionnaires et ses techniques étonnantes. Mais son succès fulgurant n'est pas du goût de tous. Premier roman.
Si les femmes veulent « enrager » sur la piètre condition des femmes dans les années 60, c’est un livre à lire…Que d’avancées depuis, même si tout n’est pas encore acquis !
Excellent. Lecture magique. Les féministes jubileront, les misogynes enrageront. Drôle et sérieux, bien documenté, tous les ingrédients d’un roman exceptionnel. Je l’ai lu en non-stop. Le dialogue entre la petite fille Madeline et l’ecclésiastique est un morceau d’anthologie ! Sans parler du chien à qui il ne manque que la parole.
Pas fan de romans étrangers et vu l’épaisseur du livre, j’étais moyennement inspirée. Mais Sandra m’a un peu poussé à le prendre et je ne le regrette pas. Lecture agréable, on est vite happée par l’histoire, la destinée d’Elizabeth, chimiste et farouche défenseur de l’égalité femmes-hommes, ainsi que sa petite fille Mad qui joue un rôle important dans la vie de sa mère en retrouvant la mère biologique de son père décédé. Parfois un peu farfelu, mais intéressant.
L'auteure fait renaître le passé de sa famille maternelle en Autriche. En 1914, Josef Moosbrugger, son grand-père, part à la guerre, laissant Maria, sa femme, et leurs cinq enfants seuls et dépendants de la protection du maire. Maria tombe enceinte après le passage d'un bel Allemand dans la région. Une fille naît, Grete, la mère de l'écrivaine, à laquelle Josef n'adressera jamais la parole.
Belle histoire sur les liens familiaux. Dans un style simple, fluide, le texte s’écoule comme un flot de paroles qui donne l’impression que l’auteur partage ses secrets avec le lecteur comme on peut le faire dans une conversation avec une amie. L’auteur fait des aller-retours entre l’histoire de sa grand-mère et sa propre enfance. Elle s’appuie essentiellement sur les souvenirs de sa tante et complète les vides avec son imagination.
Bien que ce livre se lise facilement et traite d’un sujet intéressant (La rude vie a la campagne d’une famille marginale), je n’ai pas pris de plaisir à sa lecture…
J’ai bien aimé ce livre. L’histoire de cette famille pauvre : Une mère courageuse, qui e bat pour les siens, une ribambelle d’enfants, avec chacun son caractère, qui l’entourent avec amour et respect. On rentre dans leur vie et les suit avec intérêt.
Récit passionnant d’une famille autrichienne traversant une période de guerre.
Encore un bel exemple de la force des femmes. Mais les conséquences d’une vie rude sont lourdes pour certains membres de la famille.