RUGA Agathe - Sous le soleil de mes cheveux blonds (Stock)
Brigitte et Brune se rencontrent au lycée, traversant leurs jeunes années ensemble. Mais un jour, Brigitte rompt brusquement leurs liens. Plusieurs années après, Brune tombe enceinte et son amie revient la hanter dans ses rêves. Un roman d'apprentissage sur les relations féminines, amoureuses et filiales. Premier roman.
L’auteure nous entraine dans les tourbillons d’une amitié amoureuse entre deux femmes et nous fait vivre avec beaucoup de réussite leur vie d’adolescentes et leur entrée dans le monde adulte. On cherche, on essaye, on tombe, on se relève, on retombe… et tout cela pour chercher un sens à sa vie. J’ai beaucoup aimé.
L’auteure nous raconte la vie de ces deux amies depuis la jeunesse jusqu’à l’âge adulte. Lecture d’été agréable.
Roman très intéressant sur la vie, le passage de l’adolescence avec son insouciance, ses délires à l’âge adulte et ses responsabilités. Bonne lecture d’été.
TESSON Sylvain - Notre-Dame de Paris : ô reine de douleur (Ed des Equateurs)
Alors qu'un incendie a ravagé l'édifice le 15 avril 2019, l'auteur rassemble les textes qu'il a consacrés à Notre-Dame, une cathédrale qu'il a toujours fréquentée. Ecrivain et alpiniste, il s'est même astreint à gravir ses escaliers en colimaçon comme une rééducation, alors qu'il était en convalescence à la suite d'un grave accident.
4 essais rassemblés, amour pour la cathédrale et évolutions des sensations de Tesson. Toujours remarquable.
TREMAIN Rose - Rosie : Une enfance anglaise (Lattes, J.-C.)
La romancière anglaise fait le récit de son enfance depuis ses jeunes années jusque son émancipation à Paris. Rosie et sa soeur ont été élevées par une nourrice, Véra, seule adulte qui leur a offert de l'affection. Suite au décès du père, la famille s'installe à Londres, mais Rosie passe son adolescence dans une pension en Suisse. Elle y apprend le français avant d'aller étudier en France.
Impossible pour moi d’en fini la lecture. Je n’ai pas accroché.
Récit intime, souvenirs d’une enfance sans amours de la famille. Heureusement une « nany » permettra de créer de la douceur. Destin d’une femme qui devient écrivaine fidèle à son souhait.
Belle écriture. Autoanalyse et perception d’un environnement familiale difficile.
Willa Drake a vécu une existence rangée de femme, d'épouse et de mère. A 61 ans, elle mène une vie ennuyeuse dans l'Arizona. Quand on l'appelle de Baltimore pour lui annoncer que sa belle-fille a eu un accident, elle n'avoue pas que Denise n'est qu'une ancienne petite amie de son fils et accepte de partir s'occuper de la petite Cheryl, devenant ainsi grand-mère par procuration.
A lire.
Les années passées sous silence (10-20) m’ont manqué. Mais sinon j’ai bien aimé l’histoire de Willa.
Portrait d’une femme que la vie a ballotté au gré des désirs des autres. Nous suivons Willa (c’est son nom) a différents moments de sa vie (11ans, 21 ans, 41 ans et enfin 61 ans). Cette femme apeurée et naïve et très dépendante et soumise va peu à peu découvrir qu’elle peut elle aussi décider de sa propre vie, même si elle va mettre du temps à réaliser que c’est encore possible. Un appel téléphonique va venir rabattre les cartes, permettant ainsi à Willa de faire ses propres choix.
VAN CAUWELAERT Didier - La personne de confiance (Albin Michel)
Max, grutier à la fourrière, découvre une vieille dame assise sur la banquette arrière d'une voiture qu'il vient d'enlever. Il reconnaît Madeleine Lamor, héroïne de la Résistance, dont la tête orne son paquet de galettes bretonnes, et comprend qu'elle souffre de confusion mentale. Craignant que cette faute professionnelle ne cause son renvoi, il tente de gérer la situation.
Bof
Récit truculent. Je l’ai lu avec impatience, hâte d’en voir la conclusion.
Une rencontre improbable entre un chauffeur de fourrière et la PDG d’une biscuiterie bretonne (que son neveu veut faire passer pour gravement atteinte d’Alzheimer). Récit original : on assiste à l’interrogatoire du chauffeur mis en examen mais seulement à travers ses réponses, dans une langue truculente. Un enchainement de péripéties contées sur le mode humoristique fidèle au vocabulaire du 93. Un roman qui fait du bien, réaliste par les problèmes de société, sans être pesant. Je me suis régalée.
BARTLETT Allison Hoover - L'homme qui aimait trop les livres (Ed. Marchialy)
John Gilkey vole des livres anciens afin de se constituer une collection de livres rares qui lui ressemblent. Le libraire Ken Sanders le traque pendant plusieurs années, à l'affût du moindre de ses faux pas.
Livre passionnant. Un vrai roman policier sur un voleur de livres et son chasseur obstiné.
L’auteur nous entraîne avec elle dans la tête de ce voleur de livres, il est incroyable, collectionneur récidiviste, on ne le croit pas, mais est-ce qu’il lit… ça c’est la question !
BERTRAND Jacques-A - Cette chaise est libre ? (Julliard)
Anatole n'a jamais su où s'asseoir. Au fil de son expérience, il s'aperçoit que la célébrité n'aide à pas à se sentir à sa place, ni dans la bonne position.
Lecture amusante, ironique voire moralisatrice…
Ce petit livre s’interroge sur la place de l’Individu dans le Mode. Sortons des zones de confort et gare à la dépression.
Un peu d’humour. Petites phrases courtes, mais qui ne me laisse pas une trace indélébile
CHEVALIER Tracy - Le nouveau : Othello revisité (Phébus)
Dans les années 1970, Osei Kokote, 11 ans, fils d'un diplomate ghanéen, effectue sa rentrée dans une école de Washington D.C. Seul garçon noir de sa classe, il rencontre Dee, la fille la plus populaire de l'école, qui s'intéresse à lui. Ian, le troisième membre de ce triangle amoureux d'école primaire, n'admet pas cette relation naissante. Une évocation du racisme dans les Etats-Unis de l'époque.
Terrible… Othello dans la cour de récréation aux USA, dans les années 1970… On connait l’histoire, mais on se laisse emporter… Un ton juste et une belle écriture.
Drame du racisme dans une école américaine dans les années 1970. Bien
Othello transposé dans l’Amérique des années 1970 ! Tout y est, la forme classique, les personnages (peut-être un peu trop « matures » pour leur âge !). A lire…
La vie tourmentée d'une jeune comédienne et chanteuse lyrique, piégée entre sa passion pour l'art et la prédation sexuelle des hommes. Isolée et démunie, elle cherche des ressources pour défendre son émancipation.
J’ai aimé l’écriture mais pas le fond. Pour réussir, l’auteure est prête à toutes les compromissions.
Ce roman nous décrit la condition de la femme jeune, seule, de condition modeste, qui veut devenir chanteuse, toujours à la merci, au bon vouloir des directeurs de théâtre. Sans protection, pas de succès.
GRUMBERG Jean-Claude - La plus précieuse des marchandises (Seuil)
L'histoire d'un pauvre bûcheron et de sa femme dans une forêt, souffrant de la faim, du froid en hiver et de la chaleur accablante en été, à l'époque de la guerre mondiale.
Prix des lecteurs L'Express-BFMTV 2019. Jean-Claude Grumberg a reçu le Grand prix SGDL de littérature 2019 pour l'ensemble de son oeuvre.
Un texte fort, et poétique. Un conte. Mais un conte terrible. Qui parle de la déportation, des camps… avec une certaine innocence qui rend d’autant plus effroyable les faits… Ecrit par un fils et petit-fils de déportés, ce livre parle aussi d’amour…
« Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L’amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L’amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour fait que la vie continue.» Un vrai coup de cœur, coup de poing !!
Un conte fait de mots doux à la cruauté froide, à la délicatesse des syllabes relatant l’innommable ! Un monde féérique… Un monde d’horreur. Un conte qui, loin de toutes mièvreries laisse percer une trouée de lumière dans les ténèbres de l’histoire ! A lire, bouleversant de poésie, qui laisse une empreinte douce-amère.
Un conte moderne et cinglant. A découvrir et à méditer… 1 h de lecture pour une réflexion et une imprégnation beaucoup plus longue.
Jean Claude Grimberg nous raconte l’HISTOIRE à travers une belle, poétique et touchante histoire d’amour, d’adoption, de don… C’est beau et simple.
« Dans leurs wagons plombés, agonisaient l’humanité. Et l’humanité faisait semblant de l’ignorer. » Voici la réalité atroce, mise en scène et combattue dans ce conte, où la seule note vraiment optimiste est en clôture ! L’amour. Un texte prenant, qui se lit vite mais qui continue à retentir même livre fermé.
A lire, ce conte bouleversant qui relate sous la forme d’un conte « le pire ». Et on se dit en fermant ce petit livre, la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie c’est l’Amour, l’amour donné, offert et reçu qui permet parfois de déplacer des montagnes.