Eté 1965, vallée d'Asse en Provence. Un jeune garçon de 12 ans, Shell, ne va plus à l'école. Un jour, il part faire la guerre pour devenir un homme. Il rencontre Viviane et tout est nouveau. Shell est en constant balancement entre l'envie de se réfugier dans l'enfance et de se confronter à l'âge adulte.
Prix Envoyé par la Poste 2017, prix du Premier roman 2017, prix Femina des lycéens 2017.
A travers les yeux de cet homme-enfant, nous voyons sa façon de voir, comprendre et affronter ou esquiver la vie de tous les jours. Il fait la rencontre de deux autres "différents". Ils se comprennent, s'aiment et s'en accomodent. Ils sont pudiques, secrets et se découvrent lentement au fil des pages. ce qui n'aurait pu être qu'un fait divers, la fugue d'un jeune un peu simplet, devient la découverte tout en finesse de la différence.
Atteinte de sclérose latérale amyotrophique, ou maladie de Charcot, la romancière raconte la progression de la maladie, son choix de décider de mourir dans la dignité, mais aussi son envie de célébrer la vie pendant son dernier été.
Sujet difficile. il n'y a pas de réponse toute faite. Analyse fine et profonde des ressentis
En 1967, Odelle, originaire des Caraïbes, vit depuis quelques années à Londres. Elle travaille dans un magasin de chaussures mais rêve de devenir écrivaine. C'est donc le coeur plein d'espoir qu'elle voit sa candidature comme dactylographe dans une galerie d'art acceptée. Elle entre au service de Marjorie Quick, un personnage haut en couleur qui l'encourage à écrire.
Deux histoires en parallèle... qui se rejoignent vers la fin du livre. Nous faisons la connaissance d'Odelle à Londres, qui travaille dans un magasin de chaussures. tantôt, nous sommes dans les années 30 en Espagne, en pleine guerre civile ! Quel est le lien entre les deux histoires ? Quels secrets ? Qui est l'auteur de ce mystérieux tableau ? Roman passionnant. Plein de suspense ! A lire !
Belle histoire... bien écrite.... Des épisodes parfois peu connus de l'Histoire, mais aussi une plongée intéressante dans le monde de l'art.
Richard Adam, 45 ans, charpentier sur des gratte-ciel dans la région des Grands Lacs, apprend la mort de sa mère. Pour respecter ses dernières volontés de Tallulah Adam, il part disperser ses cendres sur sa terre natale, la réserve lakota de Pine ridge.
Encore un bon Fermine. Cette fois, il nous transporte dans la culture des Indiens d'Amérique. On y entrevoit les croyances, mais aussi la vie des indiens d'aujourd'hui.
On est sous le charme de ce livre. Richard Adam va découvrir sa véritable identité sur les traces de sa mère, dans la réserve indienne des Lakota. Des personnages attachants, une nature omniprésente. Une invitation à la découverte et au surnaturel...
Retour aux sources, subtil mélange de modernité et de surnaturel.
Excellent ! Belle lecture !
J'ai dévoré le livre d'une seule traite sans pouvoir m'en défaire. Belle lecture ! Le charma a une fois de plus opéré !
Moi aussi, j'ai lu le livre d'une traite de peur de rompre le charme de l'envoûtement. très beau récit profond, style épuré d'une grande finesse. très belle description de la nature qui donne envie de s'y plonger encore et encore. ++++
Jeanne mène une vie tranquille. Elle a un travail stable, un mari attentionné et deux filles étudiantes. Elle est passionnée par la performeuse Marina Abramovic, qui donne une place importante à l'inattendu dans son art. Cet inattendu que Jeanne invite et accueille, un été, dans son quotidien.
L'écriture de Claudie Gallay est délicate, belle, des phrases courtes, des descriptions du quotidien... pour raconter la vie routinière de Jeanne, 43 ans, dans une petite ville d'Isère... A travers le portrait d'une femme simple et heureuse, elle raconte le bonheur au quotidien...
J'ai retrouvé l'écriture de Claudie Gallay avec un immense plaisir, fidèle à elle-même. Ecriture délicate, aérienne, faite de phrases courtes, des descriptions minutieuses et détaillées des faits et gestes d'un quotidien simple qui en apparence paraît étriqué et routinier. On ne s'y ennuie jamais. Roman du temps qui passe, du bonheur ordinaire " des petits riens qui font du bien", la vie des gens simples. Le personnage de Jeanne est lumineux. Ce roman m'a touchée et j'aurais aimé qu'il ne se termine jamais.
Que dire de ce livre ? dès le deuxième chapitre, j'avais envie de le refermer. Trop statique, trop contemplatif... mais j'ai persévéré. Jeanne s'ennuie dans sa routine, elle n'ose pas, ou plutôt si, elle ose à travers une artiste qu'elle admire Marîva Abramovic. Elle vit des aventures par procuration. le départ de ses filles on ébranlé sa routine et la venue d'une ancienne amourette va faire le reste. tout doucement Jeanne ose... Ce qui m'a plu : la description de sa famille, des paysans, de son père, l'influence de ses origines, pour s’apercevoir que finalement, Jeanne a osé, osé se démarque de sa famille (mariage, métier) Ce qui m'a déplu : l'imobilité, j'avais l'impression qu'une chape me recouvrait, comme des sables mouvants où on s'enlise doucement. Vivre ou contempler les belles choses de la vie, oui, mais avancer !
Un recueil de sept nouvelles qui commencent toutes à la première personne du singulier. Dans ces histoires, des narrateurs différents, Ludmila, Paul, Jean, et d'autres sans prénom, se dévoilent et se confient autour d'un sujet dominant, la solitude de leur vie.
Merveilleuse Anna Gavalda ! A ne Pas manquer !
7 nouvelles, 7 belles aventures... et au final un point commun à chaque histoire : s'ouvrir un peu, se libérer d'un poids, fendre l'armure en somme !!... J'ai beaucoup aimé.
En général, je préfère les (gros) romans aux nouvelles. Mais j'ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir comme tous ceux d'Anna Gavalda !
Descriptions détaillées et parfois assez crues. 7 nouvelles bien différentes
En 1911, dans le Yorkshire, Ella Fay est internée à Sharston pour avoir brisé une vitre de la filature où elle travaillait depuis ses 12 ans. Révoltée puis résignée, elle participe chaque vendredi au bal des pensionnaires. Au fil de leurs rencontres, Ella s'éprend de John, un Irlandais mélancolique. S'intéressant à l'eugénisme, le docteur Fuller décide de réformer l'asile.
Anna Hope nous immerge dans le cadre sinistre d'un asile avec des personnages cabossés à leur entrée puis cassés par l'enfermement et l'aliénation des traitements. Le seul espace de liberté reste le bal hebdomadaire où ils peuvent se rencontrer. L'ambiance est pesante et renforcée par l'absence de dialogues. Et lorsqu'un médecin se mue en bras armé du diable... une résistance larvée va se lever en même temps que la menace de l'eugénisme se précise de plus en plus ! Énorme talent d'Anna Hope, un livre poignant, bouleversant.
L'auteur transforme une réalité historique en un roman passionnant. Roman à 3 voix, qui apporte un certain rythme au récit. On peut sentir l'atmosphère de l'époque à chaque page. Très belle description de la nature, des lieux et des personnages. les sujets abordé sont nombreux : l'internement, la liberté, la fausse humanité, la procréation. Il y a une montée en puissance de l'intrigue, on ne lâche plus le livre.
Un univers psychiatrique du début du XXe siècle, terrifiant, dans lequel le bal du vendredi demeure la seule "récréation", l'unique rencontre possible homme/femme. dans ce contexte, un amour éphémère va naître, total, intense. Un souffle dramatique, bouleversant...
Heureusement, les hôpitaux psychiatriques ont évolué. L'ambiance stressante est contrebalancée par les bals.
Une histoire dramatique, bouleversante... un roman prenant... on retrouve la plume d'Anna Hope...
Entre la banlieue et la campagne, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l'herbe dans le jardin et, surtout, constatent leur éloignement des autres. Leur familiarité se trouve dans leur langage, son usage et son accès. Premier roman.
Une bande de copains de la banlieue, des marginaux frustres, sans projets. Leur seul horizon : la drogue, l'alcool, la baston, le sexe. Seul le passage de la dictée est désopilante. Belle plume cependant. roman noir, voire effrayant.
Une évocation du destin de six femmes rencontrées puis perdues de vue par le narrateur dans les années 1960. Roman d'apprentissage et précis sur le souvenir, ce texte offre une méditation sur la répétition dans la vie et dans l'écriture.
Suite des déambulations de Patrick modiano, qui arpente sans cesse le pavé de Paris à la rencontre des personnages incertians et troubles. Ambiance pesante
Souvenirs dormants, oui vraiment bien dormants... sans intérêt
Histoire de Jonas Ebeneser, un homme de 49 ans, divorcé, hétérosexuel, et qui n'a qu'une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur est en crise, et celle-ci s'avère profonde. Pour éviter tout geste désespéré, il se met en route pour un voyage sans retour à destination d'un pays abîmé par la guerre, avec sa caisse à outils pour tout bagage.
Très beau récit. L'auteur aborde avec beaucoup de sensibilité les cicatrices... Les cicatrices de l'âme, des corps, la guerre... "Toute souffrance est unique et différente, on ne saurait les comparer entre elles. Le bonheur, en revanche est le même pour tous"...pp179-180
Ör signifie cicatrice en islandais, un récit plein de grâce, d’humanité et d'espoir. A lire +++
C'est l'histoire d'un homme qui trouve sa rédemption en se trouvant ou plutôt en s'ouvrant aux autres. Croyant n'attendre plus rien de la vie, cet homme de 49 ans, divorcé, père d'une fille qui n'est pas de lui, décide de mettre fin à ses jours. Il met toutes ses affaires en règle et part à l'autre bout du monde, dans une zone sinistrée par la guerre, avec dans ses bagages une perceuse car il est bricoleur... tout simplement beau